Bébé tousse en dormant : comprendre et apaiser ses nuits
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Temps de lecture 7 min
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Il est 2 heures du matin, la maison dort, et une quinte de toux traverse le babyphone. Vous voilà debout dans le couloir, à vous demander s'il faut aller voir votre bébé ou le laisser se rendormir.
Quand bébé tousse en dormant, il est normal de se poser des questions. Est-ce simplement un rhume ? Pourquoi tousse-t-il davantage la nuit ? Et surtout, comment savoir si un avis médical est nécessaire ?
Dans la plupart des cas, une toux accompagne une petite infection respiratoire et finit par s'atténuer avec elle. Quelques gestes peuvent aider votre bébé à mieux vivre ces nuits difficiles. Voici ce que vous pouvez faire, ce qui mérite d'être surveillé et dans quels cas demander conseil à un professionnel de santé.
La toux est un réflexe naturel qui aide à dégager les voies respiratoires. Si votre bébé tousse davantage une fois couché, deux phénomènes peuvent notamment l'expliquer.
Lorsqu'un bébé est enrhumé, les sécrétions peuvent s'écouler vers l'arrière de la gorge lorsqu'il est allongé. Cela peut provoquer une irritation et déclencher la toux, comme l'explique l'AFPA (Mpedia, un site de l'AFPA (Association Française de Pédiatrie Ambulatoire).
Ce n'est donc pas forcément que son rhume s'aggrave la nuit : la position allongée peut simplement rendre les sécrétions plus gênantes.
Une chambre trop chaude ou un air très sec peuvent également accentuer l'irritation des voies respiratoires. Une température autour de 18 à 20 °C est généralement recommandée pour la chambre de bébé (Ameli).
Une toux nocturne peut avoir différentes origines. Le plus souvent, elle accompagne une infection virale courante, mais d'autres causes peuvent parfois être envisagées.
La rhinopharyngite est l'infection ORL la plus fréquente chez les jeunes enfants et peut s'accompagner de toux (Santé.fr). Toux et sécrétions nasales peuvent durer plusieurs jours : si elles persistent au bout de 10 jours, un avis médical est conseillé (Santé.fr).
Si votre bébé respire normalement, boit correctement et reste réactif entre les épisodes de toux, ce sont plutôt des signes rassurants.
La bronchiolite touche principalement les enfants de moins de 2 ans et peut provoquer toux, respiration sifflante ou gêne respiratoire.
Si vous trouvez que votre bébé respire plus difficilement, boit nettement moins ou semble inhabituellement fatigué, mieux vaut demander rapidement un avis médical (Mpedia, un site de l'AFPA (Association Française de Pédiatrie Ambulatoire).
D'autres situations peuvent également provoquer ou entretenir une toux nocturne, notamment le reflux gastro-œsophagien ou certaines affections respiratoires.
Si la toux revient régulièrement, s'accompagne de sifflements ou semble liée aux repas, votre médecin pourra rechercher son origine et vous conseiller.
Une nuit entrecoupée de toux est fatigante pour votre bébé… et pour vous. Quelques gestes simples peuvent l'aider à être plus confortable.
Un lavage du nez au sérum physiologique permet d'éliminer une partie des sécrétions qui peuvent couler vers la gorge (Ameli). Vous pouvez notamment le faire avant le coucher et avant les repas, lorsque le nez est encombré.
Aérez régulièrement la chambre et veillez à ne pas trop la chauffer. Une température comprise entre 18 et 20 °C constitue un bon repère (Ameli).
Si l'air est particulièrement sec, certaines mesures peuvent améliorer le confort de votre bébé. Inutile toutefois de chercher à créer une atmosphère très humide : l'objectif est simplement de lui permettre de respirer dans une pièce agréable.
Proposez régulièrement à votre bébé de boire afin qu'il reste correctement hydraté (Santé.fr).
Et puis, il y a le réconfort. Une quinte de toux peut réveiller ou effrayer un tout-petit. Votre voix, vos bras et votre présence peuvent l'aider à retrouver son calme.
S'il réclame davantage de câlins pendant quelques nuits, vous pouvez simplement répondre à ce besoin de réconfort, sans vous inquiéter de perturber ses habitudes de sommeil. Il est malade, il a besoin d'être rassuré. Le sommeil retrouvera progressivement son rythme lorsqu'il ira mieux.
Les remèdes de grand-mère sont nombreux lorsqu'un bébé tousse. Mais tous ne sont pas adaptés aux tout-petits.
L'oignon coupé dans la chambre fait partie des remèdes les plus souvent cités. Il n'existe cependant pas de preuve solide permettant d'affirmer qu'il calme la toux.
Si vous en utilisez, considérez-le simplement comme une astuce traditionnelle, et non comme un traitement.
Le miel peut apaiser une gorge irritée chez l'enfant plus grand. Il ne doit en revanche jamais être donné avant l'âge de 1 an, en raison du risque de botulisme infantile, rappelle l'ANSES.
Les médicaments contre la toux ne sont pas adaptés aux nourrissons et certains sont contre-indiqués avant 2 ans (Assurance maladie).
Chez un tout-petit, mieux vaut donc éviter l'automédication et demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien si vous avez un doute.
La plupart des toux liées à un rhume évoluent favorablement. Certains signes justifient cependant de demander un avis médical.
Une toux très rauque ou « aboyante », parfois accompagnée d'une voix enrouée, peut évoquer une laryngite. Ces symptômes apparaissent souvent la nuit (Mpedia, un site de l'AFPA (Association Française de Pédiatrie Ambulatoire).
Si la toux vous semble inhabituelle ou si la respiration de votre bébé vous préoccupe, demandez conseil à un professionnel de santé.
Si la toux vous semble inhabituelle ou si la respiration de votre bébé vous préoccupe, demandez conseil à un professionnel de santé.
Chez un bébé de moins de 3 mois, une toux mérite un avis médical. Quel que soit son âge, consultez également si votre enfant présente une gêne respiratoire, boit nettement moins, semble très somnolent ou si son état général vous inquiète (Ameli).
En cas de difficulté respiratoire importante ou de coloration bleutée des lèvres, appelez immédiatement le 15.
Oui. La toux n'est pas une maladie mais un symptôme, provoqué par une irritation de la gorge, de la trachée ou des bronches. Elle peut avoir d'autres origines qu'une infection, comme les gaz ou la poussière (VIDAL). Observez surtout son état général, sa respiration et son alimentation : des difficultés à respirer ou à s'alimenter justifient un avis médical (Ameli).
La toux ne fait pas partie des symptômes habituels de la poussée dentaire, qui se manifeste plutôt par une douleur, une salivation abondante, un sommeil perturbé ou une fièvre ne dépassant pas 38 °C (Ameli). Si une toux apparaît en même temps que les dents, il peut simplement s'agir d'une coïncidence : en cas de fièvre élevée ou d'état général qui se dégrade, la cause est ailleurs et il faut consulter (Ameli).
Une toux sans fièvre peut quand même justifier un avis médical dans certains cas. Regardez surtout comment votre bébé respire, boit et se comporte : des difficultés à respirer ou à s'alimenter justifient de consulter (Ameli).
Si la toux persiste ou s'aggrave, demandez conseil à votre médecin : en l'absence de fièvre, Ameli indique de consulter dans les jours qui viennent si l'enfant tousse depuis plus de 8 jours (Ameli).
Commencez par dégager son nez avec du sérum physiologique, veillez à ce que sa chambre ne soit pas trop chaude et proposez-lui régulièrement à boire (Ameli). Le plus important reste de respecter son sommeil et son confort, sans chercher à bloquer la toux avec un médicament : avant 2 ans, les antitussifs et les fluidifiants bronchiques ne sont pas recommandés (Ameli).
Et bien sûr, votre bébé doit continuer à dormir sur le dos, à plat, dans un espace de sommeil adapté.
Non. Même lorsqu'il est enrhumé, votre bébé doit dormir sur le dos, à plat, sur un matelas ferme et sans oreiller (Ameli).
L'envie de l'aider à mieux respirer est parfaitement compréhensible, mais il vaut mieux ne pas modifier son couchage pour surélever sa tête.
Une toux peut rendre quelques nuits plus difficiles. C'est fatigant et parfois impressionnant, mais vous n'avez pas besoin de tout gérer parfaitement. Observez votre bébé, accompagnez-le au mieux et demandez conseil si quelque chose vous semble inhabituel.
Et au moindre doute concernant sa santé, votre médecin, votre pédiatre ou votre sage-femme peut vous aider à faire le point.