Comment gérer le syndrome du rappel à 3 ans et les sollicitations ?

Comment gérer le syndrome du rappel à 3 ans et les sollicitations ?

Écrit par : Kiabi connect

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Temps de lecture 5 min

Votre enfant ne cesse de vous solliciter au moment du coucher et celui-ci est interminable ? On parle souvent de syndrome de rappel à 3 ans, mais en réalité c'est un comportement qui concerne aussi les enfants dès 1 an et jusqu'à 6 ans. Ce guide vous aide à le comprendre et à en rechercher les causes, avant de vous proposer des solutions pour gérer les sollicitations du soir.

Comment définir le syndrome du rappel à 3 ans ?

Le syndrome du rappel est un terme couramment utilisé pour désigner les sollicitations répétées au moment du coucher. Il ne s'agit pas d'une pathologie. Il est à noter que les sources médicales (Medscape, 2024 ; Société canadienne de pédiatrie, 2025) emploient plutôt des termes comme « résistance au coucher » ou « insomnie comportementale de l'enfant ».


Les comportements caractéristiques

Mon enfant ne veut pas dormir et refuse de se coucher. C'est une situation à laquelle de nombreux parents se trouvent confrontés. Celle-ci se caractérise par des demandes répétées de l'enfant : « Je veux de l'eau », « Fais-moi un dernier câlin » ou encore « Raconte-moi une autre histoire ».

L'enfant peut aussi sortir plusieurs fois de son lit ou avoir des difficultés à accepter la séparation. En d'autres termes, il y a une multiplication de prétextes pour retarder le coucher.


L'âge de l'enfant

Le Pr Stéphanie Bioulac, du Service de Psychiatrie Universitaire de l'Enfant et de l'Adolescent, CHU Grenoble Alpes, précise que : « Entre 1 et 6 ans, 70 % des cas d'insomnie sont d'origine comportementale, tandis que 30 % sont d'origine médicale. » (Medscape, 2024). La résistance au coucher peut durer jusqu'à l'âge de 10 ans (Vidal).

sollicitations nocturne enfant

Identifier les causes de la résistance au coucher

L'excès de stimulations, d'émotions ou encore un manque de régularité sont autant de raisons susceptibles d'être à l'origine des sollicitations répétées.


L'anxiété de l'enfant

Les différentes peurs courantes chez les enfants sont parfois responsables des difficultés d'endormissement et donc des sollicitations. Il s'agit, par exemple, de la peur du noir, de faire un cauchemar ou encore de l'angoisse de la séparation (Mpedia, un site de l'AFPA (Association Française de Pédiatrie Ambulatoire, 2026 ; Réseau Morphée ; CléPsy). Cela se manifestera éventuellement par de l'agitation, des pleurs ou de l'irritabilité.

Il est possible aussi que l'enfant cherche à prolonger un moment de connexion avec ses parents après plusieurs heures de séparation.

Par ailleurs, une journée chargée en émotions ou un bouleversement dans la vie de l'enfant (la rentrée des classes, la naissance d'un autre enfant ou encore un déménagement) peuvent augmenter les rappels.


Un coucher proposé au mauvais moment

L'heure du coucher peut aussi être l'une des raisons du comportement de l'enfant. Par exemple, Il ne sera pas suffisamment fatigué s'il se couche trop tôt ou, au contraire, un coucher trop tardif peut rendre l'endormissement plus difficile et peut multiplier les rappels.


Trop de stimulation avant le coucher

Le bruit, les lumières et les écrans avant de dormir sont néfastes pour la qualité du sommeil et retardent l'endormissement (Société canadienne de pédiatrie, 2025).

La lumière bleue, en particulier, altère la mélatonine, l'hormone du sommeil. Il est recommandé d'encadrer l'usage des écrans et d'arrêter toute exposition au moins une heure avant le coucher. Il faut les éviter totalement avant 2 ans (CléPsy ; Ameli, 2025).

Gérer les sollicitations

Comment faire en sorte que votre enfant s'endorme sans multiplier les sollicitations ? Les pédiatres et les spécialistes du sommeil préconisent plusieurs solutions (Mpedia, un site de l'AFPA (Association Française de Pédiatrie Ambulatoire, 2026 ; Medscape, 2024).


Rassurer l'enfant

Accompagnez votre enfant dans son sommeil grâce à des gestes réconfortants : un câlin, rester près de lui en lui tenant la main, etc.

Il est important de lui dire que vous allez vous éloigner, mais que vous restez proche de lui, par exemple : « Je suis dans le salon et je serai là si tu te réveilles ».

Le doudou et la veilleuse peuvent rassurer un tout-petit, mais ils ne sont pas indispensables et les besoins peuvent varier selon les enfants.


rituel du coucher

Mettre en place un rituel du coucher adapté

D'après la Société canadienne de pédiatrie : « Il faut viser à ce que le sommeil et le coucher soient perçus comme les volets d'un processus calme, agréable et positif ».

Le rituel du coucher est l'occasion de proposer un cadre régulier et prévisible, rassurant et adapté à l'endormissement. Il dure une quinzaine de minutes (Medscape, 2024), par exemple : le brossage des dents, la mise du pyjama, le petit verre d'eau, le dernier pipi, un peu de lecture avec une histoire réconfortante et le dernier câlin.


Adapter l'heure du coucher

Vous pouvez essayer d'avancer progressivement l'heure du coucher jusqu'à atteindre un horaire stable. Attention, ce n'est pas une étape systématique. Ce qui est important, c'est que l’horaire soit adapté au rythme et aux besoins de l’enfant.


Poser des limites

Soyez disponible, à l’écoute, en essayant de faire preuve de fermeté avec des réponses appropriées. Les limites doivent être bienveillantes et constantes, sans entrer dans de longues négociations.

En conclusion, le syndrome du rappel est un terme courant pour décrire des sollicitations au coucher, mais ne signifie pas nécessairement qu’il existe un trouble chez l’enfant. Il est important de mettre en place un rituel qui va rassurer le tout-petit, tout en essayant d'adapter progressivement l'heure du coucher.

Vos questions fréquentes sur le syndrome du rappel à 3 ans

Qu'est-ce que le syndrome de rappel chez l'enfant ?

RC'est un comportement que les pédiatres désignent plus spécifiquement par les termes « résistance ou opposition au coucher ». Cela concerne généralement les enfants âgés de 1 à 6 ans, avec parfois un pic vers 3 ans, et se caractérise par des sollicitations répétées au moment de dormir (Société canadienne de pédiatrie, 2025 ; Vidal ; Medscape, 2024).éponse 1

Pourquoi mon enfant de 3 ans ne veut pas se coucher ?

Plusieurs causes peuvent être à l'origine du refus du coucher : l'anxiété, un horaire de coucher inadapté ou encore trop de stimulations qui retardent l'endormissement. Il est préconisé de rassurer l'enfant en lui rappelant votre proximité, d'adapter les horaires du dodo progressivement et de créer un environnement apaisant avant le coucher (Mpedia, un site de l'AFPA (Association Française de Pédiatrie Ambulatoire, 2026 ; CléPsy ; Ameli, 2025).

Faut-il retourner voir son enfant à chaque appel ?

La réponse aux sollicitations doit s’adapter à l’enfant et à la situation. Il s'agit de rester disponible, mais de répondre de manière appropriée sans entrer dans de longues négociations.

Qu'est-ce que la régression du sommeil chez un enfant de 3 ans ?

L'enfant qui dormait bien se met à avoir des difficultés à s'endormir ou se réveille la nuit. Ce type de comportement est différent du syndrome du rappel (ou résistance au coucher), mais les deux peuvent coexister (Ameli, 2025).

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